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Bonjour à tous !

 
 
 
Programme 2012
Écrit par Michelle   
14-09-2011

   

U T A N

Union touristique « Les Amis de la Nature »

VALLEE DU GAPEAU

PROGRAMME 2012  ( Projets à la fin du programme)

 

        Jour et Date

      Randonnée

    Lieu / Heure 

      du RV

Organisateurs

Commentaires

Le dimanche 8 janvier

Le Coudon ''Touris''

Galette des Rois

10 h Ecole Sollies Toucas


                


Augustin Léopol

Le dimanche 22 janvier

Bormes les Mimosas

ND de Constance

10 h Ecole Sollies Toucas

Sylvie

Le samedi 28 janvier

  ASSEMBLEE  GENERALE

A l' Agria

S'inscrire

Le dimanche 5 février

Sentier des Douaniers

10 h Ecole Sollies Toucas

Manou/ Vincent

Le dimanche 19 février

Marseille Visite Guidée '' Panis''

9 h Ecole Sollies Toucas

Louis

Le dimanche 5 mars

Le vieux Monoï Grotte du film Manon des Sources Grillades

10 h Ecole Sollies Toucas

Christian

Le dimanche 18 mars

La Limate

10 h Ecole Sollies Toucas

 Christian

 Le dimanche 25 mars

 La Cadière

10 h Ecole Sollies Toucas

Sylvie 

Le dimanche 22 avril

Le Coudon ''Touris''

10 h Ecole Sollies Toucas

Augustin/Léopold

Le dimanche 6 mai

Toulon sentier douanier

10 h Ecole Sollies Toucas

Marie/Vincent

Le dimanche 27 mai

Le Mai

10 h Ecole Solies Toucas

Mireille

Le dimanche 3 Juin

Col du Landon

10 h Ecole Sollies Toucas

Christian

Le dimanche 17 Juin

La Londe

10 h Ecole Sollies Toucas

Nanou

Le dimanche 01 juillet

Brégençon Plage Pique nique

10 h Ecole Solleis Toucas

Nanou

    
 16 /23 SEPTEMBRE SEJOUR CORFOU NANOU 
    
    
    
    
    
    
    

               En remplacement de la Corse    

1 semaine à COURFOU du 16 au 23 septembre

renseignements et inscription auprès

de NANOU          

              

                                     UN HAMEAU AU BOUT DU MONDE

                                                                            Rédactrice Marie  (Manou)

Dès les premières heures de la journée, ce dimanche 8 janvier 2012 se présenta comme une journée vraiment exceptionnelle : un ciel bleu sans nuage et un beau soleil illuminant tout ce qui se trouvait à portée de ses rayons ; l’air était à peine frais comme il sied à une atmosphère hivernale.

Les Amis de la Nature de la vallée du Gapeau débarquent des voitures à proximité du hameau de Valcros sis dans un creux de collines, autour de Cuers….Le paysage, tout autour de l’aire de stationnement est d’une beauté stupéfiante : des vallonnements boisés ondulent en dégringolant jusqu’au fin fond de la vallée ; de hautes collines bleutées ferment l’horizon. Au loin, au travers des frondaisons le hameau se devine à l’éclat de ses toits roses.

Les quelques maisons qui composent Valcros, patinées par les ans, ont gardé l’empreinte du passé : La grosse meule à l’extérieur du moulin à huile, repose au fond de sa cuve en ciment, le puits, en pierres apparentes, côtoie le four où l’on cuit, en certaines occasions, le pain de tout le hameau ; plus loin, le lavoir semble endormi dans un creux tout près du ruisseau ; on y accède par une volée de marches vénérables dissimulées sous un tapis de feuilles rousses. Tout à côté, un vieux pont de pierres brunies fait le gros dos, et semble sorti tout droit d’une image d’Épinal. Sur une place minuscule, la chapelle peinte en rose se dresse au détour du chemin ; un mimosa sauvage se penche vers elle comme pour la bénir de l’éclat de ses fleurs précoces d’un jaune lumineux.

Il règne sur ce village, à l’écart des routes et du bruit une sérénité d’un autre âge ; les quelques habitants ont eu à cœur d’entreprendre des travaux de peinture et de restauration pour redonner bonne allure aux façades

Nous traversons lentement et discrètement le hameau endormi. Dans un coin, parmi un entassement de bûches et de troncs découpés, un hache oubliée semble inviter le passant à finir le travail de tronçonnage commencé. Un gros chien au pelage roux nous emboîte le pas. Il ne nous quittera plus jusqu’à la fin de la ballade, nous précédant ou nous suivant selon son humeur..

A la sortie du village, dans un champ clôturé, deux superbes chevaux s’ébattent ; nous faisons un brin de causette avec leur maître ; il nous met en garde contre les chasseurs qui, d’après ses dires, sont trop souvent enclin à tirer à tort et à travers sans se préoccuper des dégâts qu’ils peuvent causer. En fait, sur le sentier, nous croisons deux chasseurs à l’air farouche qui reviennent nonchalamment de l’affut, le fusil sur l’épaulel

Le chemin s’éloigne devant nous, plus ou moins défoncé, plus ou moins caillouteux, tantôt dévalant la pente et tantôt escaladant la colline De chaque côté, la nature a repris ses droits et se déploie à sa guise, derrière des murets de grosses pierres blanches accumulées. Les pins d’Alep disputent l’emplacement aux oliviers argentés.

Après maints tours et détours, nous coupons à travers la garrigue, en évitant le plus possible les buissons épineux, pour arriver au pied d’un haut talus abrité du vent et inondé de soleil. Cet emplacement, choisi par Christian convient tout à fait pour déguster notre piquenique. Nous nous hissons, les uns aidant les autres, sur cette plateforme ensoleillée.

Après quelques arrangements pour nous installer du mieux possible, nous savourons un repas délicieux, Chacun ayant sorti un plat préparé à la maison (pizza, quiche, cake aux olives, omelette de pommes de terre…) que nous partageons très convivialement. Le chien roux nous observe : malgré la vue de toutes les bonnes choses qui s’échangent près de lui, il reste stoïquement d’une sagesse exemplaire ; nous le récompenserons à la fin du repas par quelques bons morceaux.

Nous repartons un peu plus tard par le même chemin, sans nous presser, au rythme de chacun, en bavardant et en admirant la beauté de la Nature qui foisonne autour de nous.

Au détour de la route qui sort du hameau, nous nous arrêtons près d’une voiture en stationnement qui appartient à la maîtresse de notre « chien-guide. » Celui-ci d’un bond a regagné le coffre béant pour somnoler tout en écoutant la discussion qui s’est engagée avec sa patronne où, bien sur, il est question de lui et de ses escapades coutumières dans la campagne.

Nous reprenons les voitures. L’après-midi se termine à la Colombe Toucassine où Nanou et Christian ont prévu de partager des galettes et des brioches de roi tout en trinquant avec des jus de fruits et du cidre. Comme d’ordinaire, l’ambiance est très chaleureuse et gaie. Ce goûter fut la conclusion heureuse de cette belle journée placée sous le signe de l’amitié et de la sérénité.

  


 

BORMES

      Un village béni des dieux

                                                                                                       Rédactrice : Marie (Manou)

Depuis la veille, le Mistral s’était déchaîné sur la côte varoise : Il soufflait, grondait, s’emportait pour manifester une colère sans raison, et jouait méchamment dans les feuillages des arbres qui n’en pouvaient mais …Cela, sans doute, était censé décourager les Amis de la Nature dans leur projet de randonnée du lendemain ; en fait, il en fallait bien plus encore pour calmer leur fringale de grand air, d’espace, de soleil-« A cœurs vaillants, rien d’impossible ». Passant outre la tempête, ce Dimanche 22 janvier les vit arriver à BORMES LES MIMOSAS à bord de Trois voitures qui se suivaient sur une route bordée de mimosas aux fleurs bourgeonnantes non encore épanouies.

Les voitures garées dans un parking gratuit au sommet du village, nos amis délaissant momentanément les ruelles du centre-ville, se dirigent vers un chemin très pentu qui escalade la colline au pied de laquelle BORMES s’adosse. La végétation croît à sa guise alentours, dans un désordre très harmonieux malgré tout.

Au pied du château moyenâgeux, une plateforme construite en pierres très réputées dans la région, dévoile un panorama sur la mer d’une beauté incomparable. Les maisons ocrées, blotties dans des écrins de verdure, s’échelonnent sur la pente qui file vers le rivage ; malgré le vent qui continue à se déchaîner, la mer depuis ce belvédère semble un tapis bleuté se déployant autour des ILES d’OR qui se profilent en ombres chinoises sur l’horizon

Plus loin, sur la droite, vers TOULON, l’eau prend une teinte laiteuse presque argentée, qui fait contraste avec le reste du paysage ; tout semble figé comme pour mieux faire ressortir la beauté du tableau. Celui-ci paraît avoir été peint par un pinceau d’artiste pour ravir les yeux des promeneurs.

Le sentier emprunté peu après, très étroit, rocailleux débute à l’ombre d’un ancien calvaire. Il faut avoir vraiment « bon pied, bon œil » pour se jouer des pierres qui roulent sous les pas, des creux perfides ou des racines entremêlées. Pourtant, notre petit groupe continue sa progression sans coup férir, en s’aidant les uns les autres dans les passages difficiles. La récompense est néanmoins au bout du chemin Par un balcon aménagé au milieu d’un amoncellement de rochers déchiquetés, surplombant le vide, on peut apercevoir tout à loisir le panorama rendu encore plus beau du fait de la hauteur impressionnante. Le vent, à cet endroit, se fait plus violent et nos amis rebroussent chemin vers un lieu plus abrité. Autour d’une clairière, des eucalyptus démesurés, des oliviers centenaires, des buissons touffus prolifèrent créant une esplanade calme et ensoleillée. Au-dessus d’une volée de marches vénérables, derrière nous, la chapelle de Notre Dame de Constance dresse ses murs roses qui semblent étendre leur protection pour nous abriter plus encore.

Installés confortablement sous un chêne-liège qui laisse passer quelques rayons de soleil, le repas va se dérouler avec la convivialité coutumière ;en face, au travers des feuilles frémissantes, tout en dégustant les mets que chacun a apportés et partagés, le regard s’attarde encore sur le panorama en contrebas. Tant et si bien que nous pourrons joindre le plaisir du goût à celui de la vue.

Quelques randonneurs équipés et pressés défilent, de temps en temps, et nous souhaitent « bon appétit et bonne journée. »

Après un repos mérité, nous repartons vers le village en empruntant un chemin d’abord plus facile, quoique, en certains passages des escaliers précaires, aux marches hautes et empierrées succèdent au sentier pentu et sablonneux.

De ci de là, des amas de rochers aux formes sombres, très étranges semblent monter la garde au bord de la piste ; le sentier s’étant particulièrement rétréci, trois randonneurs de notre équipe ont la bonne idée de se servir d’une longue perche pour improviser une rampe afin de permettre aux autres de descendre quelques marches d’un escalier dangereux ; c’est compté sans la tempête ; le vent souffle encore plus fort 

Une rafale plus violente arrache l’un des membres à la perche et l’envoie bouler le long de la petite pente dans une roulade impressionnante. Heureusement plus de peur que de mal La marche reprend bientôt…

Le chemin tourne, monte, descend au hasard des accidents du terrain ; sur notre droite, à perte de vue en contrebas, le panorama sur la mer reste immuablement magnifique. Au premier plan, on aperçoit les murailles de pierres brunes du château. Il a été édifié au XIIIème siècle par les Seigneurs de Fos et se dresse à mi-chemin entre le village et la colline.

En descendant une dernière ligne droite, nous croisons un groupe de promeneurs qui, nous voyant revenir, nous demande des précisions sur l’itinéraire emprunté ; nous contournons les vestiges imposants du château pour bifurquer vers la droite : nous nous enfonçons dans un dédale de ruelles, de passages sombres et voûtés, aux noms évocateurs de « Roumpi Cuou », « venelle des amoureux »,ou « plaine des ânes » Une tour carrée, la tour de l’horloge, nous salue au passage d’une volée de carillons. Dans chaque recoin de ces ruelles, de ces cours, de ces placettes charmantes, des potiches regorgent de fleurs miraculeusement préservées des rigueurs de l’hiver.

Nous nous reposons quelques instants sur les bancs d’une place qui s’étend en balcon au-dessus des toits pour mieux profiter de la beauté du paysage ; en son centre, une fontaine à quatre pans déverse de l’eau non potable dans un vaste bassin circulaire.

Nous revenons, sans nous presser en montant une côte qui serpente vers le haut du village. Un trio de personnes âgées installées sur un banc au bord de la route, nous accorde un brin de causette, tout heureux de pouvoir échanger quelques mots avec des « estrangers  au village ».

A l’extrême pointe de Bormes la chapelle Saint François de Paule édifiée en 1560 est ouverte ; nous entrons faire une prière et allumer une bougie

Nous terminons notre périple, avant de reprendre les voitures, par l’Esplanade dite « sous les Pins ». A son extrémité, se dresse une haute tour cylindrique qui est un vestige de moulin à vent.

Un peu plus loin, un dernier regard s’impose pour admirer encore une fois le panorama unique qui nous a accompagné tout au long de la journée,


 

                                                     LA LIMATE 

HAUT LIEU DE LA RESITANCE

                                                                                                      Rédactrice  : MARIE

Il est, en Provence, un coin inconnu de tous (sauf de quelques rares initiés) et perdu sur un plateau éloigné, à l’abri des regards indiscrets

Ici, pas un bruit ne vient troubler la quiétude, pas un chant d’oiseau pour rompre le silence, pas une fleur pour égayer les alentours

Une humble stèle blanche cernée par un vaste champ à l’herbe courte, porte les noms de jeunes gens, à peine sortis de l’adolescence, fusillés à cause de leur rébellion contre la cruauté et l’injustice.

Ces noms ont parfois des résonnances bien de chez nous mais aussi des appellations plus étrangères comme « Battaglia » ou « Valcelli ». L’un de ces noms, le dernier de la liste, n’est désigné que par « inconnu italien » ; la vie de celui-ci n’a été ni longue ni clémente (car cisaillée trop tôt,) mais sa mort non plus puisqu’elle a effacé jusqu’à son patronyme qui restera à jamais dans l’anonymat

Ces jeunes gens, pendant la dernière guerre, terrés dans la ferme de La Limate, n’étaient alimentés que par quelques bonnes volontés des habitants des alentours.

Parmi ceux-ci, se trouvait un couple, Mme et Mr Traversa, qui au péril de leurs vies venaient régulièrement apporter quelques provendes pour que les jeunes résistants puissent se nourrir : On les eut bien étonné si on leur avait parlé d’héroïsme tant pour eux ces allées et venues à l’insu de tous, leur paraissaient tout à fait normales et « allant de soi »

Mais, un triste jour où, comme d’ordinaire, Mme Traversa, panier au bras se pressait pour atteindre la ferme, elle entendit une rafale de coups de fusils. Apeurée et stupéfaite, elle n’eut que le temps de se précipiter à l’abri d’un buisson : les allemands qui avaient surpris les résistants venaient de les fusiller, illico-presto, sans autre forme de procès.

Cette stèle perdue dans la campagne est tout ce qui reste de ces jours tragiques et de ces actes d’extrême courage

Ce dimanche 18 Mars 2012, Les Amis de la Nature de la vallée du Gapeau, partent en excursion vers ce plateau de LaLimate; la grise mine du temps, l’air brumeux, le ciel nuageux n’ont pu leur faire renoncer à l’excursion projetée.

Trois voitures se suivent sur un chemin de terre qui serpente au milieu d’une garrigue : les arbres, de chaque côté de la route, noircis par les derniers frimas de l’hiver ont beaucoup souffert du froid ; des amoncellements de pierres grises sont disséminés partout sous le couvert. Des branches et des brindilles desséchées couvrent le sol.

Les véhicules sont garés sur un emplacement à l’écart ; les Amis entreprennent une longue marche…. Pour sinueux qu’il soit, le sentier assez large n’est pas malaisé. L’air est froid et revigorant. Quelques rares arbres fruitiers jalonnent le chemin et tendent vers le ciel des branches squelettiques.

…Soudain, le paysage change complètement à l’approche d’une ferme grise isolée ; la forêt fait place à de très vastes étendues gazonnées dont certaines ont été fraîchement labourées. Tout autour, bouchant l’horizon, des collines boisées font la ronde comme pour mieux abriter ce coin du plateau

Un emplacement à l’abri d’un petit bosquet a été choisi par Christian pour notre piquenique ; des plaids sont vivement étendus sur les courtes broussailles et chacun sort les victuailles apportées pour partager allègrement. L’air vif a aiguisé les appétits, chacun fait honneur au repas.

…Un peu plus tard, nous plions bagages sans trop nous attarder ; les nuages, de plus en plus bas, s’amoncellent dans le ciel ; l’humidité ambiante gagne du terrain ; nous repartons en hâte car un petit vent glacé balaie le plateau

Malgré les conditions peu clémentes, un arrêt nous paraît nécessaire devant la stèle dépouillée qui se dresse en bordure du champ. Chacun se recueille un instant ; toutes les pensées vont vers ces jeunes qui n’ont pas hésité à donner leurs vies pour essayer d’atteindre un idéal de paix et de justice.

Sur le chemin du retour, nous faisons une halte dans la forêt, pour voir le refuge du Grand Cap. L’ancienne bergerie côtoie la réserve d’eau dissimulée sous un dôme de pierres vétustes fermé par une petite porte de bois.

Au bout d’un champ, la maison à un étage se dresse ; ses volets et sa porte peints en vert sont fermés ; Et pourtant cette demeure semble toujours accueillante, comme jadis quand elle recueillait tour à tour pour un temps des enfants venus de la vallée ou des personnes âgées : Un amandier déploie un vaste bouquet de fleurs blanches comme une offrande aux visiteurs tandis qu’un vénérable murier monte la garde sur le seuil de la maison.

Ce lieu est tout emprunt de souvenirs heureux et nostalgiques pour Nanou et Christian qui en ont été longtemps les anges tutélaires.

En arrivant en voiture dans le village de départ, Marie-Lys et Lazare, nous font les honneurs de leur maison et nous offrent une boisson chaude pour nous réconforter après cette journée riche en émotions

En sortant de chez eux, la pluie qui nous avait épargné tout au long du jour, commence tout doucement à tomber. Qu’importe, la journée a pu s’écouler sans problème dans une atmosphère pleine de joyeuse entente.


                                        MONTEE VERS LE COUDON

                                                                                                            22 avril 2012 rédactrice Marie

TOULON est une entité entre mer et montagne : D’un côté sa rade, considérée comme une des plus belles d’Europe, étale un large bandeau de mer bleue, au sud de la ville, tandis qu’au nord, deux massifs, peu montagneux, font un rempart au-dessus de la cité. Ils ont noms : le Faron et le Coudon.

En ce beau dimanche d’avril, les Amis de la Nature de la vallée du Gapeau ont rendez-vous avec Thierry et Coralie qui se sont proposés pour les emmener voir de plus près, le géant montagneux qui domine leur villa ; celle-ci est située presqu’en bas de la pente qui mène au Coudon

Avant tout, Thierry nous fait les honneurs de son jardin. Les aménagements qu’il a entrepris pour l’embellir sont vraiment spectaculaires :les massifs de verdure ne demandent qu’à prendre de l’ampleur ; les oliviers deux fois centenaires sont sa fierté ; les lavandes se redressent en bon ordre ; la terrasse presque achevée commence à prendre forme ; quelques pins qui s’élancent haut pour recevoir le maximum de lumière et de soleil achèvent de donner à ces lieux une atmosphère sereine et estivale.

Pourtant, ce matin, le vent souffle fort comme pour inciter nos Amis à renoncer à la promenade. «  A cœur vaillant, rien d’impossible » La petite troupe s’engage sur la route qui s’élève nonchalamment vers le Coudon dominateur entre deux haies de résidences plus ou moins récentes entourées de végétations

En bifurquant vers la droite, sur la départementale 556, la pente se fait plus forte tandis que le vent au-dessus des frondaisons, a l’air de se calmer ; il n’en est rien, en fait, car seule la nature verdoyante autour de nous a le pouvoir d’arrêter les ardeurs de la bourrasque .

Au fur et à mesure de notre ascension, nous découvrons en contrebas de la chaussée des panoramas tout à fait étonnants. Chacun s’efforce de reconnaître les petites cités et les endroits qui bordent le rivage ; quelques uns croient apercevoir Le Pradet ou La Garde ; certains affirment reconnaître La Moutonne blottie au pied de la colline de Carqueiranne, d’autres votent plutôt pour Hyères et pensent observer le vieux Château en ruines qui s’élève au-dessus des maisons de la ville. Quelques autres s’enthousiasment pour les Iles d’Or qu’on aperçoit plus loin au milieu d’une vaste étendue de mer azurée.

Le chemin tourne et vire en escaladant la colline. Les Amis repartent à l’assaut du Coudon (702 m) dont le sommet semble, tour à tour, se rapprocher ou s’éloigner comme pour narguer les promeneurs. Et tantôt la masse sévère du Coudon apparaît au-dessus de la pinède, et tantôt les arbres majestueux font un écran cachant la montagne. Tout en bas, au loin, s’étendent les plaines de La Crau et de la vallée du Gapeau, comme une mer verdoyante se mêlant à la nappe bleue des eaux.

Soudain, lors d’un méandre de la route, une rafale de vent survient, en force, se créant un passage au milieu de la pinède. Nos Amis affrontent courageusement la bourrasque. Mais, un peu plus loin, le souffle va se briser, sur une étendue d’oliviers grisonnants ou une garrigue de chênes verts.

Un peu plus haut, un espace, comme un balcon au-dessus du ravin, laisse apparaître un panorama spectaculaire : la mer, en toile de fond, toute bleue scintille au soleil, la côte varoise, frangée d’écume, s’étire depuis les Iles d’Hyères jusqu’au cap Sicié.

Sur le chemin, nous croisons quelques sportifs courageux et infatigables qui gravissent la côte au pas de course ; des cyclistes amorcent une descente rendue rapide par la forte inclinaison du chemin.

Notre progression continue jusqu’à un point culminant d’où le panorama embrasse un large horizon Le tableau est si beau que chacun se fige, sans dire un mot pour exprimer son émerveillement….Mais, l’heure a passé ; Il est temps de revenir pour le déjeuner… Après un dernier regard pour contempler une fois encore ce spectacle incomparable, nous redescendons en coupant au plus court par un sentier étroit et caillouteux, qui sillonne pinède et garrigue pour rejoindre le début de la route beaucoup plus bas.

Le retour est plus rapide et bien moins fatigant qu’à l’aller. Nous sommes rendus à destination en un temps record. La récompense est au bout du chemin : Les amis ont tôt fait de dresser les tables en plein soleil et à l’abri du vent, dans le jardin. Les victuailles apportées sont déballées pendant que Thierry s’affaire pour préparer les grillades au barbecue. Chacun fait honneur au repas et surtout au dessert délicieux que le Maître des lieux nous a préparé

Après le repas, tandis que certains continuent à bavarder autour de la table, d’autres amis s’en vont aider Thierry qui poursuit quelques travaux de jardinage.

Vers le milieu de l’après-midi, nos Amis s’apprêtent à partir, sans omettre de remercier chaleureusement nos hôtes pour cette belle journée passée en si agréable compagnie.











 





Dernière mise à jour : ( 10-05-2012 )
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